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Fertilité et Environnement

De nombreuses études ont montré une dégradation importante et progressive du spermogramme, une augmentation du nombre de couples stériles, du pourcentage de stérilité masculine et d’un certain nombre de malformations génitales masculines et féminines.

Cette augmentation serait imputable à des facteurs environnementaux exogènes dont l’effet est maximal sur les cellules en début de progression, particulièrement l’épithélium germinal.

Ces facteurs sont nombreux et variés : climatiques, thermiques, alimentaires, thérapeutiques, professionnels et surtout chimiques.

Les pesticides ont été particulièrement étudiés, sont considérés comme responsables en grandes partie du déclin de la fertilité à côté d’autres produits tels que les dioxines, les phtalates, les solvants…

Les pesticides actuellement utilisés en grande quantités de façon généralisée en agriculture se retrouvent en concentration élevées au niveau des sols et vont polluer l’eau et les produits alimentaires.

Ces produits rémanents sont de puissants disrupteurs endocriniens et seraient responsables chez les personnes exposées de malformations génitales et de troubles de la fertilité.

La prévention reste la meilleure des solutions et l’information et la transparence les meilleurs moyens de prévenir les risques de ces produits toxiques.

Il faut :

Mobiliser les citoyens sur les dangers des polluants particulièrement chimiques qui contribueraient à l’augmentation préoccupante des cas de stérilité, des malformations congénitales et de cancers.

Interdire l’utilisation des produits dont le caractère cancérigène, mutagène ou toxique pour la reproduction est certain ou probable pour l’homme.

Et appliquer le principe de précaution vis-à-vis de tous les produits pour lesquels il existe un danger présumé grave ou irrémédiable.

 

II ème congrès international de la Société Tunisienne de Recherche sur la Sexualité et l’Impotence

Pr Habib BOUJNAH

Président de la STRSI

Source: STRSI